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HPV – virus du papillome humain

Vaccin Recommandations Degré de protection Effets secondaires Documentation

Il existe plus d’une centaine de virus du papillome humain (HPV) qui infectent la peau ou les muqueuses génitales. Ces virus se transmettent très facilement au cours des relations sexuelles, par simple contact avec la peau ou les muqueuses infectées. Certaines souches de virus HPV provoquent des verrues génitales et d’autres des lésions précancéreuses et cancéreuses des régions génitales, de la bouche ou de la gorge.

hpv
Cancer du col de l'utérus et virus HPV (agrandi).
Image: Manu5, Licence Creative Commons

En Suisse, comme partout dans le monde, les virus HPV sont la cause la plus fréquente d’infections sexuellement transmissibles. On estime que plus de 70 % des hommes et des femmes sexuellement actifs sont contaminés au cours de leur vie sexuelle. Le risque d’infection par les virus HPV est nul en l’absence de relations sexuelles, mais il augmente rapidement à mesure que le nombre de partenaires sexuels croît. Ainsi, le risque de contagion en Suisse est maximal entre 16 et 25 ans, période au cours de laquelle plus de la moitié des infections surviennent.

La plupart des infections génitales à virus HPV ne provoquent pratiquement aucun symptôme et la personne infectée ne sait pas qu’elle est contagieuse. Certains virus HPV (comme les types 6 et 11) provoquent des verrues génitales (appelées condylomes) visibles ou cachées. On estime qu’une personne vivant en Suisse sur 10 en souffrira au cours de sa vie. D’autres virus HPV (tels que les types 16 et 18) peuvent persister pendant des mois ou des années dans les cellules infectées et provoquer des cancers des régions génitales, de la bouche ou de la gorge.

Incidence des infections à HPV chez les femmes

Chez une femme sur 4 ou 5 environ, une infection par un virus HPV 16 ou 18 dégénère en pré-cancer ou en cancer, par exemple du col de l’utérus. Ceci ne peut être diagnostiqué que par un examen gynécologique spécialisé avec un frottis de dépistage et, le cas échéant, des examens complémentaires. Aucun médicament ne permet de guérir un pré-cancer ou un cancer provoqué par un virus HPV. Mais s’ils sont détectés à temps, un traitement par laser ou chirurgical peut être efficace.

Le cancer du col de l’utérus est donc la conséquence d’une infection par le virus HPV. Dans le monde, il est la quatrième cause de cancer chez les femmes. En Suisse, plus de 5 000 femmes sont confrontées chaque année à un diagnostic de pré-cancer du col de l’utérus et doivent subir des examens complémentaires et/ou une intervention chirurgicale. Ce sont le plus souvent des femmes jeunes, même si un cancer peut parfois n’apparaître que 20 ou 30 ans plus tard. Ainsi, chaque année, en Suisse, environ 250 femmes présentent un cancer du col de l’utérus et environ 80 en décèdent, malgré un programme national incluant des dépistages réguliers et tous les traitements disponibles.

En Suisse, environ 70 femmes sur 100 sont infectées par un virus HPV. Chez 6 femmes sur 100, ce virus provoque des lésions cancéreuses, tandis que chez 1 femme infectée sur 100, il provoque un cancer du col de l’utérus.

Human papillomavirus genotype distribution and socio-behavioural characteristics in women with cervical pre-cancer and cancer at the start of a human papillomavirus vaccination programme: the CIN3+ plus study (BMC Cancer. 2019)

Incidence des infections à HPV chez les hommes

Les infections à HPV font partie des infections sexuellement transmissibles les plus courantes. La moitié d’entre elles touche les jeunes de 15 à 24 ans. Si la plupart de ces infections ne provoquent aucun symptôme – la personne infectée ne sait donc pas qu’elle est contagieuse –, certaines provoquent des verrues génitales (appelées condylomes), visibles ou cachées; en Suisse, ces verrues affectent environ une personne sur dix. Certains types de virus HPV (16 et 18) sont capables de persister pendant des mois ou des années dans les cellules infectées, puis de provoquer des cancers de la bouche ou de la gorge. Les cancers de l'anus et du pénis peuvent également être causés par des HPV.

Vaccins contre les HPV

Les vaccins contre les HPV contiennent une seule protéine virale, commune à différentes souches de virus, pour élargir leur efficacité aux 9 principales souches de HPV. Leur action est soutenue par un sel d’aluminium et également par un nouvel adjuvant dans le cas du Cervarix (AS04 contenant du 3-O-desacyl-4'-monophosphoryl lipide A).

La vaccination nécessite 2 doses (0, 4-6 mois) si elle débute avant le 15e anniversaire. Par la suite, 3 doses sont nécessaires (0, 1-2, 4-6 mois); mais sur la base des nouvelles données en vie réelle, un schéma à deux doses, séparées par un intervalle minimal de six mois, peut également être utilisé off-label.

PDF - Prise de position de la CFV et de l'OFSP relative à la vaccination contre les virus HPV (mai 2025)

Recommandations vaccinales contre les HPV

Recommandations pour les filles et les jeunes femmes

La vaccination contre le cancer du col de l'utérus et autres maladies causées par les virus HPV est recommandée à toutes les adolescentes entre 11 et 14 ans (avant le 15e anniversaire, il suffit de 2 doses; par la suite, 3 doses sont nécessaires). Un rattrapage de la vaccination de base est recommandé à toutes les jeunes filles de 15 ans à 19 ans (avant le 20e anniversaire) qui ne sont pas encore vaccinées (3 doses), même si elles ont déjà eu des relations sexuelles. En effet, le vaccin pourra les protéger contre les virus HPV qui n’ont pas été attrapés avant la vaccination. Comme pour les femmes, le schéma vaccinal comprend trois doses à partir du 15e anniversaire, conformément à l'autorisation de mise sur le marché, mais un schéma off-label comprenant deux doses est également possible.

La vaccination est également indiquée à titre individuel pour certaines jeunes femmes entre 20 et 26 ans, en fonction de leur histoire personnelle. L’utilité de la vaccination diminue lorsque le risque d’avoir déjà été infecté est grand, par exemple pour les femmes ayant eu plusieurs partenaires différents. Une décision de vaccination doit donc être prise de façon individuelle.

La vaccination contre le HPV est remboursée par l’assurance obligatoire des soins et exempte de franchise entre 11 et 26 ans, à condition d’être effectuée dans le cadre de programmes de vaccination menés par les cantons.

Recommandations pour les garçons et les jeunes hommes

Depuis janvier 2024, la vaccination HPV pour les garçons est une vaccination de base (et une vaccination recommandée entre 20 et 26 ans).

La vaccination contre les cancers génitaux et autres maladies causées par les virus HPV est recommandée aux adolescents entre 11 et 14 ans. Avant le 15e anniversaire, il suffit de 2 doses. Un rattrapage de la vaccination de base est recommandé aux jeunes hommes de 15 à 19 ans (avant le 20e anniversaire) qui ne sont pas encore vaccinés. La vaccination est également indiquée à titre individuel pour certains jeunes hommes de 20 à 26 ans, en fonction de leur histoire personnelle et facteurs de risques. L’utilité de la vaccination diminue lorsque le risque d’avoir déjà été infecté est grand, par exemple pour les garçons qui ont déjà eu plusieurs partenaires. Une décision de vaccination doit donc être prise de façon individuelle.

La vaccination contre le HPV est remboursée pour tous les garçons et jeunes hommes par l’assurance obligatoire des soins et exempte de franchise entre 11 et 26 ans, à condition d’être effectuée dans le cadre de programmes de vaccination menés par les cantons.

  PDF - Cancer et verrues génitales: Protège-toi avant ta première fois ! (2019)

Recommandations pour sujets à risques accrus de complications

Le risque de cancer après une infection HPV est fortement augmenté par la diminution des défenses immunitaires provoquées par certains médicaments ou maladies. Il est donc important de s’assurer que les jeunes entre 11 et 26 ans avec un problème de santé nécessitant – ou susceptible de nécessiter – une immunosuppression à l’avenir soient bien vaccinés contre les virus HPV. Exemples: maladies rhumatismales ou auto-immunes; infection à VIH; maladie susceptible de nécessiter une transplantation d’organe. En présence de telles maladies, le schéma alternatif à deux doses pour les 15 à 26 ans (voir ci-dessus) n'est pas une option. Ils ont besoin du schéma à trois doses.

Il n'est jamais trop tard pour rattraper une ou plusieurs vaccinations. N'hésitez pas à faire vérifier votre carnet de vaccination par un professionnel qui saura vous conseiller.

Degré de protection du vaccin contre les HPV

En Suisse, on estime que la vaccination contre le HPV pourrait éviter 80 à 180 nouveaux cas de cancer par année chez les hommes et environ 300 chez les femmes.

Pour le vaccin HPV quadrivalent de première génération, une revue systématique d’une vingtaine d’études a montré qu’en cas de couverture vaccinale d’au moins 50%, la prévalence des HPV de types 16 et 18 diminuait de 68% après l’introduction de la vaccination. Un travail recensant les études des dix dernières années décrit un recul possible à l’échelle mondiale allant jusqu’à 90% pour les infections à HPV de types 6, 11, 16 et 18 et les verrues génitales, jusqu’à 45% pour les lésions précancéreuses du col de l’utérus à faible risque et jusqu’à 85% pour les lésions précancéreuses à haut risque de devenir cancéreuses. Une étude en Suède a suivi pendant 11 ans (2006-2017) 1’672’983 jeunes filles et femmes de 10 à 30 ans, dont 527’871 avaient reçu au moins une dose du vaccin quadrivalent. Résultat : 538 cancers du col de l’utérus chez les jeunes filles non vaccinées et 19 chez les vaccinées. Après ajustements, la vaccination avant 17 ans diminue de 88 % le risque de cancer du col de l'utérus.

Source: HPV Vaccination and the Risk of Invasive Cervical Cancer. Lei J. et al. N Engl J Med 2020, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32997908/

Le vaccin nonavalent actuellement utilisé offre une protection pouvant atteindre 90 % contre le cancer du col de l'utérus et les cancers de la vulve et du vagin associés au HPV, 70 à 85 % contre les lésions précancéreuses de haut grade et 90 % contre le cancer de l'anus associé au HPV et les verrues génitales, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.

Part estimée des cancers associés aux HPV en Europe et couverture estimée par le vaccin nonavalent
Source: Bulletin OFSP n° 3 du 15 janvier 2024

Effets secondaires connus du vaccin contre les HPV

La vaccination contre les HPV est extrêmement bien tolérée. Après 20 ans d’utilisation et plus de 270 millions de doses administrées, les seuls effets secondaires régulièrement observés se sont limités à des réactions cutanées au point d’injection.

La rumeur selon laquelle les vaccins contre les HPV pourraient provoquer la mort est infondée: les autorités de surveillance aux États-Unis, en Europe et en Suisse confirment qu'il n'y a pas le moindre décès attribué à la vaccination contre les HPV. Pour en savoir plus, lire le communiqué de Swissmedic ou consulter le site web du CDC (en anglais).

Selon les résultats d’études menées sur 73'428 femmes de tous les continents entre 2008 et 2016, le vaccin n’augmente pas le risque de problèmes de santé graves. Les chercheurs n’ont pas constaté de risque accru de fausse couche chez les femmes tombées enceintes après la vaccination contre le HPV.

De même, de nombreuses études ont confirmé que le risque de maladies auto-immunes (comme la sclérose en plaques) est le même chez les jeunes filles et les femmes vaccinées ou non vaccinées contre les HPV.

Documentation - Pour en savoir plus

lien web Pour tout public La vaccination contre le HPV prévient-elle l’apparition du cancer du col de l’utérus? Produit-elle des effets indésirables?

lien web Pour les professionnels Human papillomavirus genotype distribution and socio-behavioural characteristics in women with cervical pre-cancer and cancer at the start of a human papillomavirus vaccination programme: the CIN3+ plus study (BMC Cancer. 2019)

Pour tout public PDF - Prise de position de la CFV et de l'OFSP relative à la vaccination contre les virus HPV (mai 2025)

Pour tout public PDF - Fiche de l'OFSP Cancers et verrues génitales dus aux papillomavirus humains HPV (octobre 2024)

Pour tout public PDF - Vaccination de base contre les HPV pour les garçons (2024)

PDF - Aperçu de la mise en œuvre des recommandations relatives à la vaccination contre les HPV (2023)

PDF - Cancer et verrues génitales: Protège-toi avant ta première fois ! (2019)

Méningocoques

Vaccin Recommandations Degré de protection Effets secondaires Documentation

Dans la population, environ 15% des personnes portent la bactérie Neisseria meningitidis (méningocoque) dans le nez ou la gorge, sans être malades. Il y a cinq groupes principalement responsables d'infections : les méningocoques A, B, C, W et Y. Si certaines souches de ces bactéries traversent les muqueuses et envahissent le sang, elles peuvent provoquer de graves maladies. Les complications sont fréquentes lors d’une infection à méningocoque. Les méningites purulentes ou les infections généralisées du sang (septicémies) à méningocoques font partie des maladies les plus graves menaçant la vie.

Bébé de 4 mois avec une main attaquée par la gangrène lors d'une  infection par des méningocoques
Bébé de 4 mois avec des troubles de la circulation sanguine de la main dus à une infection par des méningocoques.
Photo: Centers for Disease Control and Prevention

Lorsque ces bactéries atteignent le sang, elles provoquent un état de choc, entraînant la défaillance des organes vitaux et la mort chez 7% des personnes atteintes. Dans 20% des cas surviennent des séquelles irréversibles (nécrose de la peau, perte d’une partie d’un membre, paralysie, retard psychomoteur, surdité).

Heureusement, ces maladies graves sont relativement rares, et leur fréquence a nettement diminué en Suisse entre 2001 et 2020. Chaque année, on dénombre en moyenne une cinquantaine d'infections graves causées par des méningocoques. La majorité d'entre elles concernent des nourrissons de moins d'un an (5,1 cas pour 100'000 habitants), suivis des adolescents entre 15 et 19 ans (1,8 cas pour 100'000 habitants) et des jeunes enfants entre 1 et 4 ans (1 cas pour 100'000 habitants). Entre 2011 et 2020, 40% de ces cas étaient dus à des méningocoques B et 23% à des méningocoques W, ainsi qu'à un peu plus de 18% de méningocoques C et Y chacun. Chez les nourrissons, la proportion de méningocoques du sérogroupe B était de 76%, chez les jeunes enfants de 73%, tandis que chez les adolescents, ils étaient responsables de 39% des cas.


Vaccins contre les méningocoques

Les vaccins contre les méningocoques sont des vaccins inactivés et contiennent des antigènes d'une ou plusieurs souches de méningocoques. En Suisse, deux vaccins quadruples contre les méningocoques A, C, W et Y (Menveo® et Menquadfi®) et un vaccin contre les méningocoques B (Bexsero®) sont autorisés.

Recommandations vaccinales contre les méningocoques

À partir de janvier 2024, les recommandations de vaccination contre les méningocoques sont les suivantes :

Contre les méningocoques ACWY

  • Aux nourrissons de 12 à 18 mois, avec 1 dose de MenQuadfi® ou 2 doses de Menveo® à 2 mois d’intervalle. Vaccination de rattrapage jusqu'au 5e anniversaire. Et dès 24 mois avec 1 seule dose, quel que soit le vaccin;

  • Adolescents de 11 à 15 ans : 1 dose de MenQuadfi® ou de Menveo®. Vaccination de rattrapage jusqu'au 20e anniversaire.

Contre les méningocoques B

  • 2 doses dans la 1ère année de vie (intervalle minimum de 2 mois); 3ème dose dans la 2ème année de vie (au minimum 6 mois après la 2ème dose). Rattrapage vaccinal: jusqu’au 5e anniversaire. Début de la vaccination entre 12 et 23 mois avec 3 doses, 3e dose au moins 12 mois après la 2e dose / Début de la vaccination à partir de 24 mois : 2 doses à un intervalle minimal d'un mois.

  • Adolescents : 2 doses de Bexsero® à au moins un mois d'intervalle. Vaccination de rattrapage jusqu'au 20e anniversaire.

Source: OFSP-Bulletin 3 du 15 janvier 2024

Personnes présentant un risque accru d'infections à méningocoques

Les personnes souffrant de certaines maladies ont un risque plus élevé de contracter une infection à méningocoques. Il s'agit notamment des personnes souffrant de

  • certaines maladies du sang (déficits en facteurs terminaux ou en facteurs de la voie alterne du complément, coagulopathies liées à un déficit homozygote en protéine S ou C) ;
  • des troubles de la fonction de la rate (asplénie fonctionnelle ou anatomique) ou des troubles immunologiques impliquant un défaut de réponse immunitaire aux polysaccharides.

Elles doivent être vaccinées contre les méningocoques A,C,W,Y ainsi que contre le méningocoque B le plus rapidement possible après la pose du diagnostic (schémas de vaccination en fonction de l'âge avec 3 ou 2 doses initiales, voir ci-dessous). De plus, un rappel de vaccination est nécessaire tous les 5 ans.

Personnes à risques accrus d'exposition et/ou de transmission

  • Employés de laboratoires de microbiologie susceptibles de travailler avec des suspensions de méningocoques.
  • Voyageurs lors de séjours de plus d’un mois dans des zones d’endémie, ou pour des séjours mêmes courts en zone d’épidémie.
  • Recrues non vaccinées au cours des 5 dernières années.
  • Personnes en contact étroit avec une personne certainement – ou probablement – infectée par des méningocoques.
  • Enfants non vaccinés et le personnel d’une crèche ou d’une classe, si 2 cas probables ou avérés y surviennent en moins de 12 semaines – un cas étant dû à un méningocoque du sérogroupe C, W ou Y, et l’autre cas à un méningocoque du sérogroupe C, W, Y ou inconnu.

Ces personnes doivent être vaccinées contre les méningocoques A,C,W,Y et, dans certaines situations, également contre le méningocoque B.

Schéma pour la vaccination contre les méningocoques

Source: OFSP-Bulletin 7 du 12 février 2024 (révisé en avril 2024)

Selon les recommandations actuellement en vigueur, les coûts des vaccins contre les méningocoques sont pris en charge par l'assurance obligatoire des soins (AOS) pour les groupes d'âge pour lesquels une autorisation correspondante existe (Bexsero® : 2 mois à 24 ans, Menveo® : 2 mois à 65 ans ; Menquadfi® : à partir de 12 mois). En dehors de ces fenêtres d'âge, les vaccins sont considérés comme "off-label" et ne sont donc pas pris en charge par l'AOS.

Il n'est jamais trop tard pour rattraper une ou plusieurs vaccinations. N'hésitez pas à faire vérifier votre carnet de vaccination par un professionnel qui saura vous conseiller.

 Conseils médicaux aux voyageurs

Degré de protection des vaccins contre les méningocoques

L’efficacité des vaccins quadrivalents (A, C, W, Y) contre les méningocoques varie entre 83% et 98% chez les enfants de 1 à 4 ans, et entre 93% et 96% chez les jeunes de 11 à 18 ans.

L’efficacité du vaccin contre les méningocoques B (Bexsero®) – en fonction du schéma vaccinal (âge de la première vaccination, nombre de doses et durée d'observation) – varie entre 60 % et 94% d’après les études réalisées dans plusieurs pays européens.

Effectiveness of a Meningococcal Group B Vaccine (4CMenB) in Children (New England Journal of Medicine, 2.2.2023)

Effets secondaires connus des vaccins contre les méningocoques

Les vaccins conjugués (vaccins quadrivalents contre les méningocoques A,C,W et Y) ont été spécialement développés pour les nourrissons; ils sont sûrs et globalement bien tolérés. Les effets secondaires décrits peuvent inclure une légère fièvre, une irritabilité, une somnolence ou un manque d'appétit, ou des réactions locales telles que le gonflement, la douleur et la rougeur (chez 1 à 4 enfants sur 10). La fièvre peut aussi, dans certains cas, provoquer des convulsions fébriles. Les adolescents se plaignent souvent de douleurs musculaires ou de maux de tête après la vaccination contre les méningocoques. Bien que désagréables, ces effets indésirables de la vaccination sont sans danger et temporaires. D'autres problèmes ont également été signalés après les vaccinations. Ils sont exceptionnellement rares (de 1 sur 100 000 à 1 sur 1 million de vaccinations). Il est donc difficile de dire si la vaccination est à l'origine de ces problèmes ou non.

Des effets secondaires légers à modérés ont été rapportés avec le vaccin contre le méningocoque B (Bexsero®). Ceux-ci sont généralement de courte durée et concernent principalement les nourrissons. En particulier, lorsque Bexsero® est administré en même temps que d'autres vaccins recommandés pour les nourrissons, il est fréquent (>10 %) qu'il provoque de la fièvre, des réactions locales prononcées, telles qu'un gonflement, ainsi que des vomissements. La prise préventive de paracétamol réduit considérablement la fréquence de la fièvre chez les nourrissons. Chez les adolescents et les adultes, la vaccination peut également être suivie de fièvre, de malaise ou de réactions locales près du site de la piqûre.

Documentation - Pour en savoir plus

Le document suivant fournit les détails de l'évolution épidémiologique des méningocoques:
 PDF - Recommandations de vaccination complémentaire contre les maladies invasives à méningocoques

Maladies infectieuses à déclaration obligatoire - Nombre de cas d’infections invasives par Neisseria meningitidis

 PDF - Recommandations de vaccination complémentaire contre les maladies invasives à méningocoques (2024)

PDF - Fiche - Vaccination méningocoques (janvier 2024)

 PDF - Vaccination complémentaire contre les maladies invasives à méningocoques (2023)

PDF - Addendum à la recommandation de vaccination complémentaire contre les méningocoques : Vaccination contre les méningocoques pour les personnes présentant un risque accru de contracter une maladie invasive ou un risque élevé d’exposition (avril 2024)

Effectiveness of a Meningococcal Group B Vaccine (4CMenB) in Children (New England Journal of Medicine, 2.2.2023)

Méningo-encéphalite à tiques

Vaccin Recommandations Degré de protection Effets secondaires Documentation

Les tiques peuvent être infectées par plusieurs microbes et donc transmettre diverses maladies. Les deux plus importantes sont la borréliose (maladie de Lyme, provoquée par la bactérie Borrelia burgdorferi) et la méningo-encéphalite à tiques provoquée par le virus FSME et connue sous le nom de méningo-encéphalite "vernoestivale" en raison des saisons (printemps-été) pendant lesquelles elle sévit. Le risque d’attraper ces deux maladies peut être diminué en se protégeant contre les tiques (habits, produits répulsifs, etc.)

ixodes ricinus
La tique Ixodes ricinus.
Photo: Richard Bartz, Licence Creative Commons

Etant donné que la borréliose est due à une bactérie, son traitement repose sur des antibiotiques. Par contre, la méningo-encéphalite à tiques (FSME) est une infection virale pour laquelle il n’existe pas de traitement spécifique: la seule protection réellement efficace repose sur la vaccination.

Les tiques infectées par le virus FSME sont essentiellement présentes au Nord-Est de la Suisse, mais également dans d’autres régions, y compris en Suisse romande. Jusqu'à 1% des tiques peuvent être infectées par le virus.

La majorité des infections par le virus FSME sont asymptomatiques. Dans le cas contraire, de quelques jours à quelques semaines (2 à 28 jours) après la piqûre de tique, des symptômes de type grippal se développent, tels que de la fièvre ainsi que des maux de tête et des douleurs articulaires. Ces symptômes disparaissent après quelques jours, la personne étant ensuite immunisée à vie.

Mais chez 5 à 15% des personnes malades, l’infection peut s’étendre au cerveau et, 4 à 6 jours plus tard, déclencher une méningite (méningo-encéphalite) ainsi que, plus rarement, infecter la moelle épinière (méningo-encéphalomyélite). Les symptômes incluent une raideur de la nuque, un engourdissement mental et des paralysies. Fatigue, problèmes de concentration, de mémoire, de sommeil et vertiges peuvent durer des semaines ou des mois, pour finalement disparaître dans la plupart des cas.

Dans les formes les plus graves, des séquelles permanentes sont possibles. Un décès survient chez une personne sur cent, essentiellement chez des patients âgés. En règle générale, les petits enfants (avant 6 ans) sont moins souvent et moins gravement malades que les adultes.


Vaccin contre la méningo-encéphalite à tiques

tique2

La protection contre les tiques consiste à porter des vêtements bien fermés, à utiliser des produits répulsifs contre les insectes, à éviter les sous-bois, à chercher les tiques dans les vêtements et sur le corps, et à les enlever le plus vite possible, ainsi qu’à désinfecter les éventuelles plaies. Cependant, de nombreuses piqûres de tiques ne sont pas remarquées ou ne le sont que trop tard. Mais la vaccination est la seule manière réellement efficace de se protéger. Les vaccins contre la méningo-encéphalite à tiques contiennent des virus tués. Leur action est soutenue par un sel d’aluminium.

Recommandations vaccinales contre la méningo-encéphalite à tiques

La vaccination nécessite 3 doses de vaccin (0, 2-4 semaines, 6-12 mois). Des rappels sont ensuite recommandés tous les 10 ans.

Recommandations pour toutes et tous

La vaccination contre la méningo-encéphalite à tiques est recommandée aux habitants de toute la Suisse (sauf au Tessin) qui sont à risque d’être exposés aux tiques par des activités de loisirs ou professionnelles (forêts, bordures de forêts, haies et buissons, etc.). La vaccination est à la charge de l’assurance de base ou de l’employeur, y compris pour les habitants du Tessin se rendant dans des biotopes à risques en Suisse. Une vaccination n’est pas nécessaire pour les personnes qui ne s’exposent pas aux tiques.

La vaccination n’est généralement pas recommandée pour les enfants de moins de 3 ans, car les formes sévères de la maladie sont très rares dans ce groupe d’âge. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a toutefois abaissé en 2024 la limite d'âge inférieure de 6 à 3 ans, car des évolutions plus graves ont été très rarement observées chez des enfants en âge préscolaire. La vaccination est toutefois en principe possible, efficace et sûre à partir de 1 an.

Il n'est jamais trop tard pour rattraper une ou plusieurs vaccinations. N'hésitez pas à faire vérifier votre carnet de vaccination par un professionnel qui saura vous conseiller.

Degré de protection du vaccin contre la méningo-encéphalite à tiques

La vaccination de base complète nécessite trois doses. Les deux premières doses, généralement administrées à 2-4 semaines d’intervalle, offrent déjà une protection efficace — mais limitée dans le temps. La troisième dose peut être administrée dès 5 mois après la deuxième dose et assure une protection supérieure à 95% pendant une dizaine d’années au moins. Si le risque persiste, un rappel est recommandé tous les dix ans (et pas plus fréquemment). Les personnes qui ont manqué cette dose de rappel de 10 ans peuvent à tout moment rétablir leur protection en recevant une dose de vaccin. Elles seront alors, elles aussi, à nouveau protégées pendant 10 ans.

Effets secondaires connus du vaccin contre la méningo-encéphalite à tiques

Ces vaccins sont généralement bien tolérés. Des réactions locales (rougeur, douleur, tuméfaction) à l’endroit de la piqûre sont observées chez environ un tiers des personnes vaccinées. Elles disparaissent après 1 à 2 jours. Les réactions générales sont des maux de tête, de la fatigue, des douleurs dans les muscles et les membres. La fièvre est rare. Avec les vaccins actuels, une réaction allergique grave (anaphylaxie) est possible, mais survient rarement (1 à 2 cas pour 1 million de doses). Des complications neurologiques graves sont très rares (de 1 sur 70 000 à 1 sur 1 million de doses de vaccin).


Documentation - Pour en savoir plus

Portail d’information sur les maladies transmissibles (Méningo-encéphalite à tiques)

 Les tiques : une piqûre capable de bouleverser une vie (Mise au Point - RTS, 4 août 2024)

https://zecke-tique-tick.ch/ (app pour smartphone, disponible en anglais et allemand)

Vaccinations en pharmacie, selon les cantons

PDF - Factsheet Méningo-encéphalite à tiques (2024)

PDF - FAQ sur les tiques, complémentaire à la fiche sur la vaccination (2019)

PDF - Recommandations de vaccination contre la méningo-encéphalite à tiques FSME (juillet 2024)

  1. Oreillons
  2. Pneumocoques
  3. Poliomyélite

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